Endométriose : s’agit-il de règles douloureuses ou d’autre chose ?
Le mois de mars est dédié à la sensibilisation à l’endométriose, une maladie qui touche une femme sur dix en âge de procréer. Bien que les cas ne soient pas rares, il faut souvent des années avant d’obtenir un diagnostic. La marque de
santé intime INTIMINA s’est associée à l’experte médicale Susanna Unsworth afin de mettre la lumière sur ce problème dont souffrent des millions de femmes dans le monde. Elle s’est penchée sur la question suivante : s’agit-il de règles douloureuses ou de l’endométriose ?

Les douleurs menstruelles semblent tellement inévitables que l’on attend fréquemment longtemps avant de demander de l’aide. La Dre Unsworth et INTIMINA ont créé un guide pour distinguer de simples crampes menstruelles et des symptômes liés à une éventuelle pathologie. Cela permet de reconnaître les signes préoccupants et de savoir quand consulter un spécialiste.
« Décoder » la douleur
Beaucoup de femmes associent de fortes douleurs aux crampes menstruelles. La Dre Unsworth prévient qu’il ne faut cependant pas normaliser la souffrance. Elle explique : « Les crampes menstruelles sont courantes, mais elles ne devraient pas être invalidantes. Si la douleur vous empêche de vous adonner à vos activités quotidiennes et que les antidouleurs habituels deviennent moins efficaces, ou qu’elle apparaît avant vos règles (et pas seulement pendant), vous pourriez souffrir d’endométriose. »
Elle souligne que les symptômes ne se limitent pas aux crampes. Alors, quand devezvous vous préoccuper ? Voici quelques signaux d’alerte :
● des règles abondantes et une fatigue extrême ;
● des douleurs pendant les rapports sexuels ;
● des douleurs durant la miction ou en allant aux toilettes ;
● des douleurs constantes.
Le diagnostic
Face à la complexité du système de santé, la Dre Unsworth conseille de consulter tout d’abord un médecin généraliste. Les patientes doivent connaître la procédure et les délais.
Elle explique : « Si vous souffrez des symptômes énumérés plus haut, consultez votre médecin traitant. Certains traitements à commencer immédiatement peuvent faire la différence. Nous recommandons en général de les suivre pendant trois à six mois. »
Elle précise toutefois que les patientes doivent se tourner vers un spécialiste dans les cas suivants :
● lorsque les symptômes persistent après le traitement initial ;
● si vous essayez de tomber enceinte ;
● si vous souffrez de symptômes complexes liés aux intestins ou à la vessie.
La Dre Unsworth souligne une idée reçue concernant les examens : « Votre médecin traitant pourrait procéder à un examen ou à une échographie, mais il faut savoir que cette dernière ne permet pas de diagnostiquer l’endométriose. »
Les différents traitements
En cas de suspicion ou de diagnostic d’endométriose, les traitements varient en fonction de la gravité de la maladie et des projets de maternité. La Dre Unsworth explique les étapes typiques des soins :
1. Premiers traitements :
« On commence la plupart du temps avec des anti-inflammatoires (analgésiques) et des traitements hormonaux tels que la pilule ou le stérilet hormonal. Ceux-ci servent à réduire la stimulation hormonale de l’endométriose et sont potentiellement très efficaces. »
2. Approfondissement et soins avancés : si les symptômes persistent, une IRM ou une laparoscopie peuvent être nécessaires. Si l’endométriose est confirmée, une ménopause thérapeutique (qui suspend le cycle menstruel) peut être déclenchée.
Elle précise : « Bien qu’une thérapie hormonale substitutive soit souvent nécessaire, la ménopause thérapeutique peut aider considérablement. Cette thérapie hormonale substitutive évite les effets secondaires de la ménopause et préserve la bonne santé des os ».
3. Options chirurgicales : une chirurgie laparoscopique est parfois nécessaire pour supprimer les dépôts d’endométriose. Dans les cas les plus graves, on procède à une hystérectomie ou à l’ablation des ovaires.
La Dre Unsworth propose toutefois un point de vue réaliste sur la chirurgie : « Il ne s’agit pas d’un traitement qui fonctionne à 100 % et un traitement hormonal à long terme, en fonction de l’endroit où la maladie se situe et de son évolution, est parfois nécessaire. »
Rompre le silence
INTIMINA s’engage à rompre le silence autour des problèmes de santé intimes fréquemment ignorés. Si vous reconnaissez les symptômes évoqués par la Dre Unsworth, INTIMINA vous recommande de consulter un médecin afin de parler ouvertement et honnêtement de votre douleur.
Obtenir un diagnostic peut s’avérer compliqué, mais la connaissance est essentielle. Informez-vous sur cette maladie, comprenez la différence entre des crampes menstruelles et l’endométriose, ainsi que les options de traitement. Cela vous permet d’obtenir les soins et le soutien nécessaires, car vous le méritez bien !
À propos d’INTIMINA : INTIMINA est une marque suédoise créée en 2009, qui offre un éventail complet de produits destinés au bien-être intime des femmes. Grâce à ses trois gammes – hygiène menstruelle, renforcement du plancher pelvien et bien-être féminin – chez INTIMINA, il y en a pour tous les âges. Chacun d’eux est fabriqué à partir de matériaux sûrs pour le corps de la plus haute qualité, après avoir été conçu et testé en collaboration avec un groupe international de consultants médicaux et de gynécologues.